{"title":"Pierre Louÿs","description":null,"products":[{"product_id":"les-chansons-de-bilitis","title":"Les Chansons de Bilitis","description":"\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eLOUYS, Pierre. Les Chansons de Bilitis.\u003c\/strong\u003e\u003cbr\u003e\u003cem\u003eParis, Piazza\u003c\/em\u003e, 1943.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eIn-8 (204 x 148 mm), 206 pp., (3) ff., couvertures et dos conservés.\u003cbr\u003eDemi-maroquin à coins framboise, dos  à nerfs, auteur et tire doré, tête dorée, gardes fantaisie (\u003cem\u003eKauffmann-Horclois\u003c\/em\u003e).\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eÉdition illustrée par Paul-Emile Bécat, avec deux lettres autographes signées respectivement de 1 page et de 3 pages de Louÿs.\u003c\/strong\u003e\u003cbr\u003eLa première est un erratum \"à la lettre 2203, du 31 juillet\", la seconde est titrée \"Vendredi\". Cette dernière, succulente, parle brièvement de Dieu, \"Il n'accorde la communication qu'aux abonnés [...] (Voix célestes : \"Zzzz ! Krrrr ! Allô ! Pas libre !\")\" puis Louÿs demande à son destinataire de lui amener \"une petite ordure qui est dans votre bibliothèque et dont j'aurais besoin pour caler ma baignoire. Cela est intitulé \"Fac. Par. de Brusc. la copie imprimée, A ROUEN, chez Thomas Maillard... M.DC.XV\".\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eUn des 3000 exemplaires sur vélin des papeteries Boucher, le nôtre le n°2768.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eTrès bel exemplaire nonobstant un dos légèrement éclairci.\u003c\/p\u003e","brand":"Librairie Alexis Noqué","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":56527254225221,"sku":"0750","price":600.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0793\/8611\/6421\/files\/compressed_IMG_4981.jpg?v=1764671449"},{"product_id":"lettre-autographe-signee-louys","title":"Lettre autographe signée, Louÿs","description":"\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eLOUYS, Pierre (1870-1925), L.A.S. \"PL\", 11 septembre 1907.\u003c\/strong\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e2 pages In-8 (203 x 128 mm).\u003cbr\u003eBelle lettre, vive, mêlant anecdotes bibliophiliques du catalogue Charavay et nouvelles navales.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\"Extrait du dernier catalogue Charavay, rue de Furstemberg.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eCe n°60604 a été acquis par Lerey qui m'écrit, ou à peu près : \u003cbr\u003e\"L'original est encore plus beau que le catalogue ne l'indique.\"\u003cbr\u003eEn relisant sa lettre, il s'est demandé si la dame comprendrait ce qu'il attendait d'elle. Et le bel officier bleu ciel a ajouté en post-scriptum : \u003cbr\u003e\"Le lendemain du dîner je le réengagerai.\"\u003cbr\u003e-\u003cbr\u003eComme la dernière lettre de Jacques appelait tout à fait une réponse, j'ai fini par lui résumer en 3 pages les 8 pages que tu es seul à connaître ; et j'ai atténué. Tout de même la lettre était raide, surtout quand on pense aux états de service du signataire. Voilà dix ans qu'il refuse tous les embarquements pour lui-même. Je sais, de source, certaine, qu'il serait capitaine de frégate depuis deux ans, s'il méprisait pas absolument de quitter Paris. Et quand on lui demande un service analogue pour un ami, il répond : \"Partez ! et rejouissez-vous !\"\u003cbr\u003eCalme plat à Toulon. On a beaucoup fatigué les cuirassers la semaine dernière, on a brûlé les cheminées du Suffren et du Masséna mais les cheminées sont repeintes et on ne parle plus de prochains départs.\u003cbr\u003eA toi de coeur\u003cbr\u003ePL\".\u003c\/p\u003e","brand":"Librairie Alexis Noqué","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":56534051389765,"sku":"0786","price":250.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0793\/8611\/6421\/files\/IMG_4846_jpg.jpg?v=1764718375"},{"product_id":"lettre-autographe-signee-louys-1","title":"Lettre autographe signée, Louÿs","description":"\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eLOUYS, Pierre (1870-1925), L.A.S. \"PL\", Velléda, mardi soir 19 septembre.\u003c\/strong\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e8 pages In-8 en 2 bifeuillets (180 x 134 mm).\u003cbr\u003eLongue et savoureuse lettre où Louÿs raconte sa rencontre avec Gabriel Astruc, les projets de mimodrames pour Ida Rubinstein et l'Opéra des Champs-Elysées, ainsi que les coulisses enthousiastes des Ballets russes.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\"J'ai reçu ici dimanche la visite d'un juif considérable, Gabriel Astruc, l'organisateur de toutes les saisons Russes de Paris (Rubinstein, Pawlova, Nijinski, Karsavina, etc.) et le constructeur du nouvel Opéra des Champs-Elysées. Il ressemble à M. Auban-Moët. Il ne ressemble pas à Paul Déroulède.\u003cbr\u003eIl est financier depuis le sommet de sa calvitie et jusqu'à son dernier poil de barbe. Et il me disait : \u003cbr\u003e\"Nous en avons assez. Toute la France est d'accord pour désirer la guerre. Nous l'acceptons, mais qu'on la fasse ! Nous aimons mieux la guerre une fois, que ces craintes perpétuelles de conflit.\"\u003cbr\u003eAstruc (que je ne connaissais pas) m'avait demandé vers le 1er août si je voulais écrire une pièce pour Ida Rubinstein - ou plutôt un mimodrame, un scénario de pièce musicale sans paroles. Je lui ai répondu oui, sans vouloir rien écrire sur mon sujet. Deux semaines plus tard il est venu exprès de Paris à Arcachon pour m'interroger.\u003cbr\u003eJe lui ai offert deux sujets à choisir, dont le second m'intéressait plus que le premier.\u003cbr\u003e1° Judith\u003cbr\u003e2° Un drame (sans paroles) dont la musique de scène serait la symphonie fantastique de Berlioz.\u003cbr\u003eJ'ai parlé pendant trois heures. Il a accepté chacun des deux sujets au milieu de mon exposé sans attendre que j'aie fini. Puis il m'a dit : (de sa voix juivre)\u003cbr\u003e\"Maître, je suis comme une mère, qui espérait un enfant et qui en trouve deux dans le petit berceau.\" (sic, sic, sic)\u003cbr\u003eAprès quoi, comme il aimait mieux, lui aussi, visiblement, le second sujet que le premier, il a pris le premier pour Rubinstein et le second pour lui. C'est à dire que le second (la Fantastique) formera, dit-il, le spectacle d'ouverture de son opéra des Champs Elysées qui ouvre en octobre 1912.\u003cbr\u003eTout cela est confidentiel et entre nous deux. Il m'a demandé le secret jusqu'à la signature.\u003cbr\u003eQuand il m'a dit : \"Quelles conditions ?\" je l'ai laissé parler. Et après deux ou trois répliques nous avons conclu sur les chiffres - espacés... échelonnés mais dont je trouve le total énorme comparé au simple livret de trente pages qu'on me demande pour chaque spectacle.\u003cbr\u003eScène qui me fait rire, deux jours plus tard : \u003cbr\u003eAu moment où j'ai ouvert devant lui la partition d'orchestre de la Fantastique, j'ai surpris un mouvement instinctif de recul et je me suis dit immédiatement : \u003cbr\u003e\"Toi, je te tiens. Tu es directeur d'opéra et tu ne sais pas un mot de musique.\"\u003cbr\u003eAlors, je lui ai ouvert la partition sous le nez, j'ai rapproché ma chaise et je lui ai lu, sans pitié, les 226 pages, mesure par mesure avec tous les commentaires littéraires que je pouvais imaginer, sachant qu'il ne pourrait jamais me faire une objection, qu'il serait intimidé jusqu'à la fin, et qu'il finirait par m'être reconnaissant de ne pas lui avoir dit une fois : \u003cbr\u003e\"Comment comprenez-vous ce dialogue entre l'alto et le troisième cor ?\"\u003cbr\u003e(la phrase à ne pas dire).\u003cbr\u003e-\u003cbr\u003eMercredi 3h\u003cbr\u003eJe reçois à l'instant cette dépêche : \u003cbr\u003e\"Bakst enthousiaste. Je télégraphe chez les lions. Compliments.\"\u003cbr\u003eAstruc\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eBakst est l'artiste qui fait à la fois les décors, les costumes et la mise en scène des ballets russes. Il est intelligent et très consciencieux. Il avait dit à Astruc : \"Je voudrais pourtant bien savoir quel sujet choisit M. Louys, parce qu'il me faudra trois mois d'études avant mon premier dessin\".\u003cbr\u003eLe 1er tableau se passe chez Judith (Judée) le second dans le camp d'Holopherne (Assyrie). C'est cela qui lui plaît.\u003cbr\u003eQuant au télégramme d'A chez les lions, il signifie qu'après avoir appris que j'acceptais en principe, Ida Rubinstein a quitté l'Europe le 10 aout sans avoir la moindre idée du sujet que je ne voulais pas dire. Elle passe l'été (ou plutôt l'hiver austral) en Rhodesia, au delà du dernier chemin de fer. Elle chasse le lion avant de décapiter Holopherne, et c'est là, dans le canton où mourrut Livingstone qu'elle va recevoir la dépêche d'Astruc lui disant : \"Vous serez Judith\".\u003cbr\u003eJe t'embrasse\u003cbr\u003ePL\".\u003c\/p\u003e","brand":"Librairie Alexis Noqué","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":56534113485125,"sku":"0787","price":700.0,"currency_code":"EUR","in_stock":false}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0793\/8611\/6421\/files\/IMG_4848_jpg.jpg?v=1764720184"}],"url":"https:\/\/www.librairie-alexisnoque.fr\/collections\/auteur-pierre-louys.oembed","provider":"Librairie Alexis Noqué","version":"1.0","type":"link"}