{"product_id":"lettre-autographe-signee-stendhal-au-marechal-de-gouvion-saint-cyr","title":"Autograph letter signed, Stendhal to Marshal Gouvion-Saint-Cyr","description":"\u003cp style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\" class=\"MsoNormal\"\u003e\u003cspan style=\"color: rgb(0, 0, 0);\"\u003e\u003cstrong\u003e\u003cspan style=\"font-family: Garamond, serif;\"\u003eSTENDHAL (Henri Beyle). Autograph letter signed, Thuellin (Isère, France), March 20, 1819, to Marshal Gouvion-Saint-Cyr.\u003c\/span\u003e\u003c\/strong\u003e\u003c\/span\u003e\u003cspan style=\"font-family: 'Garamond',serif; mso-ansi-language: FR;\"\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp class=\"MsoNormal\"\u003e\u003cspan style=\"font-family: 'Garamond',serif; mso-ansi-language: FR;\"\u003e4 pages, 4to.\u003ci\u003e \u003cstrong data-end=\"358\" data-start=\"309\"\u003eExceptional and historically important letter\u003c\/strong\u003e in which Stendhal gives a \u003cstrong data-end=\"497\" data-start=\"385\"\u003edetailed first-hand account of his military campaigns under the First Empire (from Marengo to Moscow)\u003c\/strong\u003e and pleads for the \u003cstrong data-end=\"560\" data-start=\"517\"\u003ereinstatement of his suspended half-pay\u003c\/strong\u003e as former adjoint to the \u003cem data-end=\"612\" data-start=\"586\"\u003ecommissaires des guerres\u003c\/em\u003e.\u003c\/i\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\" class=\"MsoNormal\"\u003e\u003cstrong data-end=\"1575\" data-start=\"1558\"\u003ePublished in:\u003c\/strong\u003e \u003cem data-end=\"1615\" data-start=\"1576\"\u003eStendhal, Correspondance I, 1800–1821\u003c\/em\u003e, Paris, NRF, 1962, letter no. 671, pp. 958 ff.\u003c\/p\u003e\n\u003cp style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\" class=\"MsoNormal\"\u003eIn this long and remarkably explicit petition, Beyle recalls his service as \u003cstrong data-end=\"729\" data-start=\"691\"\u003esub-lieutenant in the 6th Dragoons\u003c\/strong\u003e, \u003cstrong data-end=\"762\" data-start=\"731\"\u003eadjoint to the commissariat\u003c\/strong\u003e, and \u003cstrong data-end=\"815\" data-start=\"768\"\u003eauditor at the Conseil d’État (War Section)\u003c\/strong\u003e, mentions his missions during the \u003cstrong data-end=\"887\" data-start=\"850\"\u003eRussian campaign (Orcha and Bobr)\u003c\/strong\u003e, the \u003cstrong data-end=\"951\" data-start=\"893\"\u003eloss of his possessions during the retreat from Moscow\u003c\/strong\u003e, and explains how his half-pay of \u003cstrong data-end=\"1000\" data-start=\"986\"\u003e900 francs\u003c\/strong\u003e was suspended in 1817 for administrative reasons. Reduced to working as a travelling salesman between \u003cstrong data-end=\"1121\" data-start=\"1103\"\u003eLyon and Milan\u003c\/strong\u003e, he asks the Minister both for \u003cstrong data-end=\"1179\" data-start=\"1153\"\u003epayment of the arrears\u003c\/strong\u003e and for \u003cstrong data-end=\"1283\" data-start=\"1188\"\u003eauthorisation to receive his pension without being forced to reside permanently in Grenoble\u003c\/strong\u003e.\u003c\/p\u003e\n\u003cp style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\" class=\"MsoNormal\"\u003eA document of \u003cb\u003emajor importance for Stendhal's biography and for the history of the Napoleonic aftermath.\u003c\/b\u003e\u003cspan style=\"font-family: 'Garamond',serif; mso-ansi-language: FR;\"\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cspan style=\"font-family: 'Garamond',serif; mso-ansi-language: FR;\"\u003e«\u0026nbsp;Monseigneur,\u003cbr\u003eAprès avoir fait douze campagnes et avoir perdu le peu que j'avais à la retraite de Moscou, pendant laquelle j'ai rempli une mission importante à Orcha\u0026nbsp;et à Bobr, je me trouve sans ressources. Il ne me reste au monde qu'une demi-solde de 900 fr. comme adjoint au commissaire des guerres, nommé à Koenigsberg en 1807. M. l'intendant militaire de Grenoble a suspendu cette demi-solde depuis le mois d'octobre 1817, et ce, parce que je ne pouvais pas me trouver à Grenoble, tous les mois à jour fixe. Je réclamai et n'obtins\u0026nbsp;pas de réponse. Depuis 1814, j'ai été fort mal vu par les autorités de Grenoble, et comme forcé à m'expatrier, tout cela parce que j'avais été envoyé à la 7e division militaire en décembre 1813 (voir le\u0026nbsp;\u003ci\u003eMoniteur\u003c\/i\u003e\u0026nbsp;du 26 décembre 1813). J'avais cherché par tous les moyens à empêcher l'invasion du territoire français ; j'avais contribué à un appel aux anciens militaires dauphinois, et, alors, M. le baron Rostaing était employé à Grenoble. Je n'ai jamais eu qu'à me louer de messieurs les intendants militaires de Grenoble. Mais je compris que M. le baron Rostaing étant employé à Paris, j'avais peu d'espoir d'obtenir une réponse à mes réclamations. Par surcroît de disgrâce, je me trouvais à Grenoble lors de l'affaire Didier, à laquelle j'étais parfaitement étranger. je vis que je n'avais plus d'autre ressource que de m'expatrier. Comme je me trouvais savoir l'anglais et l'italien, j'obtins une place de commis-voyageur dans la maison Robert frères de Lyon et Milan. Ces messieurs anciens militaires, me donnent un appointement de 1.500 fr.\u003cbr\u003eJe renouvelle maintenant la réclamation à laquelle il n'a pas été répondu dans le temps. Je supplie très humblement votre Excellence de faire vérifier au bureau de la cavalerie et à celui des commissaires des guerres si je n'ai pas fait douze campagnes depuis Marengo jusqu'à Moscou en qualité de sous-lieutenant au 6e régiment de dragons, d'adjoint aux commissaires des guerres et d'auditeur au Conseil d'État, section de la guerre. Je suis bien connu de M. le général Michaud, dont j'ai été aide de camp, de M. le général Mathieu Dumas, qui m'a employé dans Moscou, et de M. le comte Daru. J'ai été à la section de la guerre de 1811 à 1814, lorsque Son Excellence Monseigneur le Maréchal Gouvion-Saint-Cyr était conseiller d'État à la même section.\u003cbr\u003eMaintenant je me trouve absolument sans ressources autres que ma petite place dans le commerce. Le corps des Commissaires des guerres étant supprimé, je suis dans une position différente de celle de messieurs les officiers à demi-solde qui, d'un jour à l'autre, peuvent être remis en activité.\u003cbr\u003eA ces titres, je supplie Votre Excellence :\u003cbr\u003e1° De décider que je toucherai à Grenoble l'arriéré de la demi-solde d'adjoint aux commissaires des guerres à partir du 1er octobre 1817.\u003cbr\u003e2° De m'accorder un congé afin que dorénavant je puisse toucher cette demi-solde sans être toujours présent à Grenoble, ou du moins en me présentant une fois par an. Cette présence à Grenoble me coûtera annuellement 3 ou 400 francs; mes affaires comme commis-voyageur de la maison Robert me retiennent toute l'année sur les grandes routes de Lyon à Milan, Livourne, Naples.\u003cbr\u003eJe reconnais que j'ai besoin d'un peu de grâce; mais l'État ne pouvant donner à un Français de trente-six ans et qui sert depuis l'âge de dix-sept ans, qu'un secours de 900 fr., voudra-t-il m'empêcher de faire un métier pour vivre, surtout l'État ayant supprimé le corps dans lequel ce Français servait ? Si la pension suffisait à le faire vivre, ou si le corps n'était pas supprimé, le cas serait différent. J'ose donc espérer qu'en considération des douze campagnes que j'ai faites, Votre Excellence\u0026nbsp;daignera m'accorder le payement de 900 fr. par an, montant de la demi-solde qui m'est due comme adjoint aux commissaires des guerres depuis 1807.\u003cbr\u003eJe suis, avec un profond respect, Monseigneur, de Votre Excellence, le très humble et très obéissant serviteur.\u003cbr\u003eL'adjoint aux Commissaires des Guerres,\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp class=\"MsoNormal\"\u003e\u003cspan style=\"font-family: 'Garamond',serif; mso-ansi-language: FR;\"\u003eH. Beyle.\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp class=\"MsoNormal\"\u003e\u003cspan style=\"font-family: 'Garamond',serif; mso-ansi-language: FR;\"\u003eM. Beyle, adjoint, à Grenoble,\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp class=\"MsoNormal\"\u003e\u003cspan style=\"font-family: 'Garamond',serif; mso-ansi-language: FR;\"\u003eGrande-Rue-Neuve, n°13\u0026nbsp;»\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Librairie Alexis Noqué","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":56904442741061,"sku":"0260","price":6000.0,"currency_code":"EUR","in_stock":false}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0793\/8611\/6421\/files\/Image5_3f0ade4f-f0ed-4757-8b68-bcadefb2136b.jpg?v=1768775170","url":"https:\/\/www.librairie-alexisnoque.fr\/en\/products\/lettre-autographe-signee-stendhal-au-marechal-de-gouvion-saint-cyr","provider":"Librairie Alexis Noqué","version":"1.0","type":"link"}