Librairie Alexis Noqué
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Alexander von Humboldt
Autograph letter signed, Alexander von Humboldt
Autograph letter signed, Alexander von Humboldt
1850
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Alexander von Humboldt (1769–1859), signed autograph letter, this Saturday, no place; bifolium in black ink.
2 pages, Octavo (200 x 134 mm).
A fine scientific letter, written after the first volume of his Cosmos — to which he refers — in which Humboldt, forwarding a letter from his old friend Leopold von Buch, warmly defends Ehrenberg's discoveries regarding fossil infusoria.
"Je rends grâce à mon noble et ancien ami Mr. Leopold de Buch de m'avoir chargé de Vous transmettre ouverte la lettre intéressante qu'il Vous adresse, en y joignant la [?] qui a excité toute sa sensibilité. Je souscrie de bon cœur, mon illustre Confrère, à ce qu'il dit de Mr de [?] et de Vous, persuadé que, Vous savez depuis de longues années de l'admiration que je porte à Vos travaux et que j'ai exprimée d'une manière bien explicite dans le Ier Vol. de mon Cosmos. J'ai été moins content de la lettre de Mr. de Buch adressée à moi. Il continue à persécuter, à ridiculiser à l'Académie et dans la dans la Société mes Compagnons de Voyage Ehrenberg et Gustave Rose comme il persécute Agassiz et [...] obtient [?] toutes les applications très pensées qu'on fait de la chimie à la géologie des Volcans. Tout cela n'est ni philosophique ni noble, ni digne d'un esprit si hautement placé dans l'opinion que Mr. de Buch., Mr. Ehrenberg, après avoir trouvé les infusoires à carapaces siliceuses jusque dans les roches de transition des Etats Unis, s'est trompé sans doute un instant en admettant que les ponces remplies d'infusoires sont sorties telles de la profondeur des abîmes dans lesquels nos Volcans ont leurs racines, mais cette erreur relevée de suite par M. de Buch qui a mis en avant que les petites bêtes ont travaillé les ponces, tombées dans des cratères. Cela n'est pas plus blamable que le dédain superbe avec lequel Mr de Buch persiste encore aujourd'hui a regarder comme chimérique et impossible les traces [?] de [?], Angleterre et des Divisions des Etats Unis. Les résultats des découvertes de Mr. Ehrenberg sur les rapports géologiques sont de la plus haute importance, ni [toute ?] que [nous ?] nous [?] de ridicule [de la dénomination - ajout de texte indiqué par le texte en marge]. [L'éocène ?] quand 1/2 des animaux de la craie [...] ancienne [?], vivent de nos jours et [?] des [?] petits [...]. La persistance de ces petits animaux à une époque géologique ou à peine quelques [?] se sont [...] tout géologique Bien digne d'attention.
Mille affectueux hommages
AVHumboldt
ce Samedi"
A remarkable document on the disputes within the Berlin Academy concerning the new science at the turn of the 1840s and 1850s.
Humboldt distanced himself from the attacks launched by Leopold von Buch (1774–1853) ‘at the Academy and within the Society’: against his two former companions on the 1829 Russian expedition, Christian Gottfried Ehrenberg (1795–1876) and Gustave Rose (1798–1873), but also against Louis Agassiz (1807–1873) and, more broadly, against ‘the applications […] of chemistry to the geology of volcanoes’. Through this indictment, it is the conservatism of the elderly Buch—a proponent of the uplift crater theory—that stands in opposition to an entire rising generation.
The letter must have been written after the first volume of *Cosmos* (1845), which Humboldt refers to therein, and before Buch’s death (4 March 1853).
Humboldt particularly defends Ehrenberg’s discoveries, which he considers “of the utmost importance”: the siliceous-shelled infusoria—the diatoms—detected under the microscope even in transitional rocks, volcanic pumice and chalk, in England as well as in the United States. He emphasises that the persistence of these microscopic organisms from one geological era to the next, and right up to the present day, is “well worthy of attention” — this is the brilliant insight of the father of physical geography, and forerunner of ecology, into micropalaeontology.
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