Librairie Alexis Noqué
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Georges Haussmann
Autograph letter signed, Haussmann to Mr Gille
Autograph letter signed, Haussmann to Mr Gille
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HAUSSMANN, Georges. Autograph letter signed “G. E. Haussmann”, to Monsieur Gille. Paris, 14 February.
2 pages in-8 (200 × 126 mm).
A graceful and lively letter in which Haussmann praises the recent Auber Centenary festival and requests Gille’s discreet support so that a young performer might be favourably mentioned in Le Figaro. He explains that, after the cantata, he searched for Gille in order to convey his congratulations, the festival being, as “everyone had said”, a remarkable success.
Haussmann then turns to the true purpose of his note, asking that the reviewer highlight Mlle A. Biot, a student whom M. Pékipa has entrusted with an awkward yet significant role in the new ballet. With characteristic humour, he describes the part as that of a “Providence”, a function both thankless and essential within the theatrical machinery. Unsure who will draft the official review, he appeals to Gille to intervene with the appropriate critic, so that the young artist may not suspect him of unwillingness or, worse, impotence.
"Cher Monsieur Gille,
Le soir du Centenaire d'Auber, je vous ai cherché en vain, après la cantate, pour vous faire compliment du festivale, qui est une trouvaille : tout le monde vous l'a dit.
Aujourd'hui, je viens vous demander un petit service, à l'occasion du nouveau ballet.
On sait que j'ai des amis au Figaro, & je suis constamment prié d'obtenir que, dans le compte-rendu, il soit fait mention, avec quelques mots aimables, de la jeune chanteuse à qui M. Pekipa, sous prétexte qu'elle est, de beaucoup, la meilleure élève de sa classe de mime, a distribué le [?] des pages de [hamouna ?].
Le moindre petit pas [?] eût bien mieux fait ton affaire !..
Il est ainsi que la page est, dans le ballet, une farce de Providence, qui déjà avec toutes les combinaisons des traitres, et qui prouvera le dévouement, en devancant quand un coup de poignard lentement administré à M. Pluque, le prosaïque coup de révolver destiné par [?] à l'héroïne. Mais c'est toujours un rôle ingrat que celui de la Providence !..
Il faut donc encourager celui ou celles qui tâcheront de la remplir de leur mieux.
Ne sachant à qui revient le compte-rendu dont Mademoiselle A. Biot se préoccupe, je vous demande de vouloir bien intervenir auprès de qui de droit, pour que ma jeune solliciteuse ne puisse pas me taxer de mauvais vouloir ou pis encore, d'impuissance.
Mille choses affectueuses
G. E. Haussmann"
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