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Glossaire du livre rare

In-folio, ex-libris, incunable… Les termes que vous rencontrerez dans nos descriptions, expliqués simplement — le vocabulaire du libraire, ouvert à tous.

69 termes

A

Apostille

Annotation ou addition portée en marge, au bas ou à la suite d’un document déjà rédigé, afin de le commenter, le compléter, le corriger ou donner une instruction. Le terme s’emploie particulièrement pour les lettres, manuscrits et documents autographes ou administratifs, et l’apostille peut être de la main de l’auteur du document ou d’un tiers.

Voir aussi : Marginalia

B

Basane

Peau de mouton tannée, généralement souple, lisse et à grain peu marqué. Moins résistante et moins précieuse que le veau ou le maroquin, elle fut très largement employée pour les reliures courantes, notamment aux XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles.

Voir aussi : VeauMaroquinChagrin

C

Carte postale autographe signée (C.P.A.S.)

Abréviation de « carte postale autographe signée » : carte postale écrite et signée de la main de son auteur. C’est la forme la plus recherchée de la carte postale d’écrivain ou d’artiste : texte, signature et iconographie réunis sur un même support.

Voir aussi : Carte postale autographe (C.P.A.)Carte de visite autographe signée (C.V.A.S.)

Carte de visite autographe signée (C.V.A.S.)

Carte de visite imprimée sur laquelle son auteur a porté de sa main un message, une note ou quelques lignes, accompagnés de sa signature. Souvent employée pour un mot de courtoisie, une recommandation, un remerciement, une invitation ou une brève communication, elle constitue une forme courte de correspondance autographe.

Voir aussi : Carte postale autographe signée (C.P.A.S.)Carte postale autographe (C.P.A.)

Cartonnage d'éditeur

Reliure ou couverture rigide réalisée pour le compte de l’éditeur et commercialisée avec l’ouvrage. Apparue surtout au XIXᵉ siècle avec l’essor de l’édition industrielle, elle peut être recouverte de toile, papier, percaline ou autres matériaux et recevoir un décor imprimé, estampé ou doré. Le cartonnage d'éditeur le plus célèbre en France reste ceux réalisés pour les ouvrages de Jules Verne, aux éditions Hetzel.

Voir aussi : Percaline

Chagrin

Cuir à grain prononcé et régulier, généralement obtenu en reliure à partir de peau de chèvre et particulièrement répandu au XIXᵉ siècle. Solide et résistant, il fut fréquemment employé pour les demi-reliures comme pour les reliures pleines. Historiquement, le terme a également désigné certaines peaux de poisson préparées à grain.

Voir aussi : MaroquinVeauBasanePleine reliureDemi-reliure

Chine (papier)

Papier mince, soyeux et légèrement teinté, fabriqué à partir de fibres végétales, apprécié pour la finesse avec laquelle il restitue les tailles d'une gravure ou d'une eau-forte. Les éditeurs l'ont volontiers choisi, aux XIXe et XXe siècles, pour les tirages de luxe, à côté du Japon ou du Hollande (d'autres types de papier existent, mais restent moins fréquents).

Voir aussi : Hollande (papier)Japon (papier)Papier vergé

Couvertures

Feuillets ou éléments souples protégeant le premier et le dernier feuillet d’un ouvrage broché, généralement en papier imprimé ou muet. Lorsqu’elles sont celles sous lesquelles l’ouvrage fut publié, on parle de couvertures originales ; elles peuvent être conservées lors d’une reliure postérieure. Lorsque les couvertures sont présentes sur un livre ancien, on parle alors de couvertures d'attente car elles n'ont pas été reliées et donc dans leur état d'origine - elles sont extrêmement rares et désirables.

Voir aussi : Cartonnage d'éditeur

D

Demi-reliure

Reliure dans laquelle le dos et une partie des plats, généralement les coins, sont recouverts d’un matériau plus noble ou plus résistant, tandis que le reste des plats reçoit un autre matériau, souvent du papier ou de la toile.

Voir aussi : Pleine reliureMaroquinReliure en vélinVeau

Dentelle

Décor de reliure formant une bordure ornementale évoquant la finesse d’une dentelle, généralement composée par la répétition et l’association de petits fers dorés. Particulièrement en vogue au XVIIIᵉ siècle, la dentelle peut orner les plats ou, sous une forme plus étroite, les chasses d’une reliure.

Voir aussi : FersFilets

Dos à nerfs

Dos de reliure marqué par des nerfs saillants, correspondant historiquement aux supports sur lesquels les cahiers sont cousus. Ils divisent le dos en compartiments appelés caissons et peuvent participer au décor de la reliure.

Voir aussi : Dos lisseMors

Dos lisse

Dos de reliure dépourvu de nerfs apparents. Sa surface continue peut être ornée de filets, fleurons, pièces de titre ou décors dorés, et se distingue du dos à nerfs compartimenté en caissons.

Voir aussi : Dos à nerfsMors

E

Emboîtage

Étui ou boîte de protection réalisé sur mesure pour recevoir un livre, un manuscrit ou un document sans être solidaire de celui-ci. L’emboîtage protège notamment l’objet de la lumière, de la poussière, des frottements et des manipulations.

Voir aussi : Restauration

Envoi d'auteur

Dédicace manuscrite portée par l'auteur sur un exemplaire de son œuvre, généralement au faux-titre ou à la page de titre, à l'intention d'un destinataire nommé. L'envoi se distingue de la simple signature d'auteur : celle-ci n'atteste que le passage de la main de l'écrivain, quand l'envoi inscrit l'exemplaire dans une relation particulière avec le récipiendaire.

La tradition anglo-saxonne subdivise ce que le français réunit sous un seul terme. Elle parle de presentation copy pour l'envoi "ordinaire", adressé à un proche, un confrère, un lecteur ; et d'association copy lorsque le destinataire entretient avec l'auteur ou avec l'œuvre un lien qui fait sens : un dédicataire, un modèle, un maître, un rival, une figure dont le nom éclaire le livre autant que le livre l'éclaire. La frontière n'est pas réglée : elle tient à ce que le destinataire représente, et se juge exemplaire par exemplaire.

C'est la qualité de ce lien, plus que la présence de l'envoi, qui fait la valeur d'un exemplaire dédicacé.

Épidermure

Altération superficielle du cuir d’une reliure, caractérisée par une perte ou une abrasion de sa couche externe. Elle peut résulter des frottements, de l’usure ou d’un arrachement et se manifeste souvent par une zone plus claire ou dénudée.

Voir aussi : RestaurationFrottementsMors

Ex-libris

Marque de possession apposée dans un livre afin d’en identifier le propriétaire. Il se trouve généralement sur la contregarde. L’ex-libris peut être manuscrit, imprimé ou prendre la forme d’une étiquette collée, et constitue un élément essentiel dans l’étude de la provenance d’un exemplaire. Il est parfois apposé sur la reliure elle-même l'ex-libris, on parle alors de supra-libris.

Voir aussi : ProvenanceSupra-librisGardes

F

Fers

Outils gravés en relief utilisés par le relieur pour imprimer à froid ou à l’or des motifs sur le matériau de couvrure. Par extension, le terme désigne également les motifs ainsi obtenus : fleurons, armes, chiffres, monogrammes ou ornements divers, dont l'identification permet souvent de dater une reliure ou d'en attribuer la facture.

Voir aussi : FiletsDentelle

Filets

Lignes droites ou courbes imprimées à froid ou à l’or sur une reliure à l’aide d’un outil appelé filet. Simples, doubles, gras ou multiples, elles servent notamment à encadrer les plats, délimiter les caissons du dos ou structurer un décor.

Voir aussi : Fers

Filigrane

Marque incorporée au papier lors de sa fabrication à la forme, produite par un motif en fil métallique fixé sur le treillis. Visible par transparence, elle peut représenter une figure, des initiales, un nom ou un symbole et constitue un indice précieux pour identifier, localiser ou dater un papier ancien.

Voir aussi : Papier vergéVergeuresPontuseaux

Frottements

Traces d’usure superficielle provoquées par le contact ou le frottement répété sur une reliure. Elles affectent principalement les plats, le dos, les mors, les coiffes et les coins, et peuvent entraîner une altération ou une perte partielle du matériau de couvrure.

Voir aussi : Épidermure

G

Gardes

Feuillets placés au début et à la fin d’un volume afin d'isoler le corps d’ouvrage à sa reliure et de le protéger. Elles peuvent être blanches, unies ou décorées, notamment de papier marbré. On distingue en particulier la contregarde, collée au contreplat, et la garde volante.

Grand papier

Exemplaire imprimé sur un papier de format supérieur ou de qualité plus recherchée que celui du tirage courant. Généralement produit en petit nombre, le grand papier appartient souvent au tirage de tête, sans que les deux notions soient strictement synonymes. Les exemplaires imprimés jusqu'au XVIIIe siècle, et indiqués comme grands papiers, sont généralement ce que nous appelons, pour les ouvrages plus récents, des tirages de tête.

Voir aussi : Tirage de têteService de presseTirage courant

H

Hollande (papier)

Papier vergé de fabrication hollandaise, réputé depuis le XVIIe siècle pour sa solidité et son grain léger, obtenu à partir de chiffon de lin ou de chanvre. Les éditeurs l'ont volontiers choisi, aux XIXe et XXe siècles, pour les tirages de luxe, à côté du Japon ou du Chine (d'autres types de papier existent, mais restent moins fréquents).

Voir aussi : Papier vergéChine (papier)Japon (papier)Filigrane

I

In-douze (ou In-12)

Format dans lequel une feuille d’impression est pliée et disposée de manière à former douze feuillets, soit vingt-quatre pages. Très répandu du XVIIᵉ au XIXᵉ siècle, il fut particulièrement apprécié pour les ouvrages de format maniable.

Voir aussi : In-quarto (ou In-4)In-octavo (ou In-8)In-seize (ou In-16)

In-folio

Format obtenu par un seul pli d’une feuille d’impression, formant deux feuillets, soit quatre pages. Souvent de grandes dimensions, l’in-folio fut particulièrement employé pour les ouvrages monumentaux, savants, liturgiques ou richement illustrés.

Voir aussi : In-planoIn-quarto (ou In-4)In-octavo (ou In-8)

In-octavo (ou In-8)

Format dans lequel une feuille d’impression forme huit feuillets, soit seize pages. Très courant dans l’histoire du livre, l’in-octavo correspond généralement à un volume de dimensions intermédiaires et facilement maniable.

Voir aussi : In-douze (ou In-12)In-quarto (ou In-4)In-folio

In-plano

Format dans lequel la feuille d’impression est utilisée entière, sans pliage, formant un seul feuillet, soit deux pages. Ce format, rare pour les livres, se rencontre notamment pour les affiches, cartes ou très grands documents imprimés.

Voir aussi : In-folioIn-quarto (ou In-4)In-octavo (ou In-8)

In-quarto (ou In-4)

Format obtenu lorsqu’une feuille d’impression forme quatre feuillets, soit huit pages. Généralement plus grand que l’in-octavo, l’in-quarto fut fréquemment employé pour les ouvrages savants, illustrés ou de présentation.

Voir aussi : In-planoIn-folioIn-octavo (ou In-8)

In-seize (ou In-16)

Format obtenu lorsqu’une feuille d’impression forme seize feuillets, soit trente-deux pages. Généralement de petites dimensions, l’in-seize fut notamment employé pour les ouvrages portatifs et les éditions de petit format.

Voir aussi : In-douze (ou In-12)In-octavo (ou In-8)In-quarto (ou In-4)

J

Japon (papier)

Papier traditionnel japonais fabriqué à partir de longues fibres végétales, notamment de kōzo, de gampi ou de mitsumata. Souple, résistant et souvent d’un aspect soyeux, il fut particulièrement recherché en Occident par les éditeurs, qui l'ont volontiers choisi, à partir du XIXe siècle, pour les tirages de luxe, à côté du Hollande ou du Chine (d'autres types de papier existent, mais restent moins fréquents). Des papiers européens furent également produits pour en imiter l'aspect à moindre coût, comme le célèbre « Japon impérial ».

Voir aussi : Chine (papier)Hollande (papier)

L

Lettre autographe signée (L.A.S.)

Lettre entièrement écrite de la main de son auteur et revêtue de sa signature - par opposition à lettre signée (L.S.), dont seule la signature serait autographe. On rencontre également le sigle P.A.S. (Pièce Autographe Signée) pour des documents qui ne sont pas des lettres à proprement parler. Dans une notice, la mention « L.A.S. à Madame de Staël, 3 pp. in-4 » précise ainsi la nature exacte du document, son destinataire et son format.

Voir aussi : Pièce signée (P.S.)

Lettre autographe

Lettre entièrement, ou substantiellement, rédigée de la main de son auteur. Elle se distingue de la lettre signée, dont le texte peut avoir été écrit par un tiers ou dactylographié, et de la lettre autographe signée, dont le texte et la signature sont du même auteur.

Voir aussi : Lettre autographe signée (L.A.S.)

Collation

Description de la composition matérielle d’un livre permettant d’en vérifier la structure et la complétude. Elle prend en compte sa pagination ou sa foliotation, mais aussi, lorsque cela est nécessaire, l’organisation de ses cahiers, leurs signatures et les éventuelles planches ou feuillets hors texte.

Pour les livres anciens, la collation peut être exprimée sous forme d’une formule de cahiers. Ainsi, « π⁴ A–Z⁸ » désigne un cahier liminaire non signé de quatre feuillets, suivi des cahiers signés de A à Z comportant chacun huit feuillets. Cette notation permet de contrôler précisément la constitution de l’exemplaire et de repérer d’éventuelles lacunes.

Voir aussi : Pagination

M

Manuscrit autographe

Texte manuscrit, relié ou non, entièrement ou substantiellement rédigé de la main de son auteur. Il peut s’agir d’un brouillon, d’une mise au net, de notes, d’un fragment ou d’un état préparatoire ou définitif d’une œuvre. À la différence de la lettre autographe (signée ou non) il n’est pas, par nature, destiné à un correspondant. Il peut ainsi concerner plusieurs pages d'un poème autographe tout autant qu'un manuscrit autographe relié.

Voir aussi : Manuscrit autographe signé (M.A.S.)

Manuscrit autographe signé (M.A.S.)

Texte manuscrit, relié ou non, entièrement ou substantiellement écrit de la main de son auteur et revêtu de sa signature. Il peut constituer un brouillon, une mise au net, une version de travail ou un état définitif d’un texte. À la différence de la lettre autographe (signée ou non) il n’est pas, par nature, destiné à un correspondant. Il peut ainsi concerner plusieurs pages d'un poème autographe signé tout autant qu'un manuscrit autographe signé relié.

Voir aussi : Lettre autographe signée (L.A.S.)

Marginalia

Ensemble des notes, commentaires, signes ou marques manuscrits portés dans les marges d’un livre et, plus rarement, d’un manuscrit. Souvent liés à la lecture d’un exemplaire, les marginalia peuvent renseigner sur son usage, sa provenance, sa réception ou les réflexions de son possesseur.

Voir aussi : ApostilleProvenance

Maroquin

Cuir de chèvre tanné, épais, souple et résistant, caractérisé par un grain régulier et bien apparent. Considéré comme l’un des matériaux les plus nobles de la reliure, il se prête particulièrement à la dorure et fut privilégié pour les reliures de luxe et les décors élaborés.

Voir aussi : VeauChagrinReliure aux armes

Mors

Zone d’articulation située entre le dos et chacun des plats d’une reliure, permettant l’ouverture du volume. Particulièrement sollicités lors des manipulations, les mors peuvent être frottés, fendillés ou fendus.

Voir aussi : FrottementsDos à nerfsDos lisse

Mouillure

Trace laissée sur le papier, le parchemin ou la reliure par une exposition à l’eau ou à l’humidité. Elle se présente généralement sous forme d’auréoles ou de zones décolorées et peut parfois s’accompagner d’ondulations, de moisissures ou d’un affaiblissement du support.

Voir aussi : Restauration

N

Non coupé

Se dit d’un exemplaire dont certains feuillets, encore réunis par les plis du cahier, n’ont jamais été ouverts au couteau. Un exemplaire non coupé est donc resté, au moins en partie, dans l’état matériel issu du pliage des feuilles après impression. C'est une condition très recherchée.

Voir aussi : Non rogné

Non rogné

Se dit d’un exemplaire dont les marges n’ont pas été réduites par le rognage lors de la reliure. Les bords des feuillets conservent ainsi leur irrégularité d’origine et parfois leurs témoins de fabrication. Il permet d'apprécier le format véritable de l'édition telle que parue.

Voir aussi : Non coupé

P

Pièce signée (P.S.)

Document manuscrit, imprimé ou préétabli portant la signature autographe d’une personne, sans que le corps du texte soit nécessairement de sa main. Il peut s’agir notamment d’un acte, d’un certificat, d’une ordonnance, d’un reçu ou encore d’un document administratif. L’abréviation usuelle est : P.S.

Voir aussi : Signature autographeLettre signée

Pagination

Indication du nombre et de la succession des pages ou feuillets d’un ouvrage. Dans nos notices, les chiffres romains correspondent généralement aux pièces liminaires, les chiffres arabes au corps du texte, tandis que les éléments placés entre parenthèses ne portent pas de numérotation imprimée.

Ainsi, « (2) ff., XVIII-238 pp., (9) ff. » désigne 2 feuillets non numérotés, suivis de 18 pages numérotées en chiffres romains, de 238 pages numérotées en chiffres arabes, puis de 9 feuillets non numérotés. « p. » et « pp. » désignent une ou plusieurs pages ; « f. » et « ff. », un ou plusieurs feuillets.

Voir aussi : Collation

Papier vergé

Papier dont la fabrication à la forme laisse apparaître par transparence un réseau de fines lignes parallèles et rapprochées, les vergeures, coupées à intervalles réguliers par des lignes plus espacées, les pontuseaux. Caractéristique du papier occidental ancien, il se distingue notamment du papier vélin, dépourvu de ces marques.

Voir aussi : Vélin (papier)VergeuresPontuseauxFiligrane

Paraphe

Signe manuscrit, souvent abrégé et stylisé, apposé par une personne pour authentifier, approuver ou viser un document. Plus bref qu’une signature complète, le paraphe peut reprendre les initiales du signataire ou constituer une marque graphique personnelle.

Voir aussi : Signature autographeApostille

Percaline

Toile fine de coton, apprêtée et souvent lustrée, largement employée comme matériau de couvrure au XIXᵉ siècle, notamment pour les cartonnages d’éditeur. Elle peut être unie, gaufrée, estampée ou décorée à l’or.

Voir aussi : Cartonnage d'éditeur

Pleine reliure

Reliure dont le dos et les deux plats sont entièrement recouverts d’un même matériau, généralement cuir, vélin, toile ou papier. On parle ainsi de plein maroquin, plein veau ou pleine toile.

Voir aussi : Demi-reliureMaroquinVeauReliure en vélin

Pontuseaux

Dans une forme à papier, supports disposés perpendiculairement aux vergeures et destinés à soutenir le treillis métallique. Par extension, le terme désigne les lignes plus espacées, perpendiculaires aux vergeures, que leur disposition fait apparaître par transparence dans le papier vergé.

Voir aussi : Papier vergéVergeuresFiligrane

Provenance

Histoire des possesseurs successifs d'un livre. La provenance peut être attestée par des signatures, des envois, des marginalia, des ex-libris manuscrits, gravés ou encollés, des pièces insérées telles que des lettres, ou encore par des relevés de ventes aux enchères et d'autres sources historiques.

Voir aussi : MarginaliaEnvoi d'auteurEx-libris

R

Reliure aux armes

Reliure ornée des armoiries d’un possesseur, généralement poussées à l’or sur l’un ou les deux plats. Les armes constituent alors une marque de provenance, permettant parfois d’identifier le commanditaire ou un ancien propriétaire de l’exemplaire.

Voir aussi : ProvenanceEx-librisSupra-libris

Reliure en vélin

Reliure recouverte de vélin, peau de veau (traditionnellement de très jeune veau, et au sens le plus strict de veau mort-né) non tannée mais parcheminée, plus fine et plus lisse que le parchemin ordinaire. Employé comme matériau de couvrure, le vélin peut former une reliure souple ou être appliqué sur des plats de carton.

Voir aussi : Vélin (papier)Vélin (peau)

Restauration

Intervention destinée à stabiliser, réparer ou restituer la lisibilité ou l’intégrité matérielle d’un livre, d’une reliure, d’un manuscrit ou d’un document. Elle peut concerner notamment le papier, les coutures, les mors, les coiffes, les coins ou les plats et doit être signalée lorsqu’elle affecte l’état ou l’authenticité matérielle de l’exemplaire.

Voir aussi : EmboîtageMouillureÉpidermureRousseurs

Rousseurs

Petites taches brunâtres ou roussâtres apparaissant sur le papier, souvent dues à des phénomènes d’oxydation et favorisées par l’humidité et le vieillissement. Leur abondance et leur intensité varient selon la nature et la conservation du papier.

Voir aussi : MouillureRestauration

S

Service de presse

Exemplaire réservé par l’éditeur à la presse, aux critiques, aux journalistes ou à certaines personnalités afin d’assurer la promotion d’un ouvrage. Il peut porter une mention imprimée, un cachet ou un papillon indiquant sa destination et est généralement distribué avant ou au moment de la parution.

Voir aussi : Tirage de têteGrand papierTirage courant

Supra-libris

Marque de possession apposée sur la reliure d’un livre, généralement sur l’un ou les deux plats. Elle peut prendre la forme d’armes, d’un chiffre, d’un monogramme, d’un nom ou d’un emblème, souvent doré au fer. Le supra-libris permet d’identifier le commanditaire ou un ancien possesseur de l’exemplaire et constitue un élément essentiel dans l’étude de la provenance d’un exemplaire.

Voir aussi : Ex-librisProvenance

T

Tirage courant

Partie ordinaire d’une édition destinée à la commercialisation courante, par opposition aux exemplaires de tête, aux grands papiers ou aux tirages spéciaux - généralement tous numérotés. Elle est imprimée sur le papier standard choisi pour l’édition, à l'opposé des exemplaires numérotés dont le papier est de plus haute qualité.

Voir aussi : Tirage de têteGrand papierService de presse

Tirage de tête

Partie la plus luxueuse et généralement la plus limitée d’un tirage, imprimée sur un papier de qualité supérieure et parfois enrichie d’éléments particuliers : suite de gravures, état supplémentaire, signature, illustrations originales, justification spéciale ou reliure spécifique. Les exemplaires sont souvent numérotés.

Voir aussi : Grand papierService de presseTirage courant

Tranche de gouttière

Tranche opposée au dos du volume, correspondant au bord extérieur des feuillets que l’on saisit pour ouvrir le livre. Elle peut être droite, concave ou recevoir différents décors, notamment une dorure ou une peinture sur tranche.

Voir aussi : TranchesTranche de queueTranche de tête

Tranche de queue

Tranche inférieure d’un volume lorsque celui-ci est placé verticalement. Comme les autres tranches, elle peut être laissée naturelle ou recevoir un traitement décoratif ou protecteur.

Voir aussi : TranchesTranche de gouttièreTranche de tête

Tranche de tête

Tranche supérieure d’un volume lorsque celui-ci est placé verticalement. Elle peut être laissée naturelle, rognée, dorée, colorée, marbrée ou recevoir tout autre traitement décoratif.

Voir aussi : TranchesTranche de queueTranche de gouttière

Tranches

Ensemble des trois faces formées par les bords des feuillets d’un volume : tranche de tête, tranche de queue et tranche de gouttière. Elles peuvent être laissées naturelles ou recevoir différents traitements décoratifs : dorure, marbrure, coloration, moucheture ou ciselure.

Voir aussi : Tranche de têteTranche de queueTranche de gouttière

Trou de vers

Trou ou galerie percé à travers les pages, les plats ou le dos d'un livre par les larves de divers coléoptères et papillons, désignés collectivement sous le nom de vers de bibliothèque. Les trous de vers comptent parmi les formes de dommage les plus courantes des livres et manuscrits anciens, en particulier ceux conservés dans des conditions humides.

Voir aussi : RestaurationRousseursMouillure

V

Veau

Peau de veau tannée employée en reliure pour sa finesse, sa souplesse et son grain serré. Très répandue dans la reliure européenne, elle peut recevoir de nombreux traitements décoratifs donnant notamment le veau blond, fauve, marbré, moucheté ou raciné.

Voir aussi : BasaneMaroquinChagrin

Vélin (papier)

Papier à la surface lisse et uniforme, fabriqué sur une forme munie d’un fin treillis métallique ne laissant apparaître ni vergeures ni pontuseaux. Mis au point en Angleterre au XVIIIᵉ siècle par John Baskerville et James Whatman, le papier vélin fut perfectionné par Étienne Montgolfier puis François-Ambroise Didot grâce à Benjamin Franklin - alors ambassadeur des États-Unis d'Amérique.

En librairie, la mention « exemplaire sur papier vélin » signale donc un papier de qualité supérieure, souvent choisi pour les tirages de tête ou les éditions de luxe, et non un support en peau.

Voir aussi : Vélin (peau)

Vélin (peau)

Le vélin est une peau de veau mort-né ou nouveau-né, tannée et poncée jusqu'à obtenir un support d'une extrême finesse, presque exempt de pores visibles. Employé dès le Moyen Âge pour les manuscrits les plus précieux, il fut aussi utilisé, plus tard, pour certains tirages de luxe : on parle alors d'« exemplaire sur vélin » ou d'« un des rares exemplaires imprimés sur peau de vélin ». Il convient de ne pas le confondre avec le papier vélin, simple appellation d'un papier de luxe démocratisé au XVIIIe siècle, sans grain apparent.

Voir aussi : Vélin (papier)Reliure en vélin

Vergeures

Fins fils métalliques parallèles et rapprochés qui garnissent la forme servant à fabriquer le papier à la main ; par extension, nom donné aux fines lignes qu’ils laissent visibles par transparence dans la feuille. Leur disposition et leur espacement peuvent contribuer à l’étude et à la datation des papiers anciens.

Voir aussi : Papier vergéFiligranePontuseaux