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Librairie Alexis Noqué

N° de référence:0642

Paul Verlaine

Dédicaces

Dédicaces

1894

Prix habituel €4.000,00 EUR
Prix habituel Prix promotionnel €4.000,00 EUR
En vente Vendu
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VERLAINE, Paul. Dédicaces.
Paris, Léon Vanier, 1894.

In-8 (188 x 135 mm), (4) ff., 234 pp., (1) f., couvertures conservées.
Demi-maroquin à coins bordeaux, dos à nerfs, tête dorée sur témoins, non rogné (reliure de l'époque).

Précieuse seconde édition, en partie originale.
Un des 55 exemplaires de tête sur Hollande, seuls à contenir un poème autographe signé de Verlaine. Il est ici accompagné d'un envoi à un certain M. Louis, non identifié.
Les exemplaires sur Hollande sont "fort recherchés [...] car ils possèdent tous un poème autographe de l'auteur" (Clouzot).

L'édition de 1894 constitue la première mise en vente publique de Dédicaces, l'édition initiale de 1890 n'ayant été tiré que pour les proches du poète. L'édition ci-présente est augmentée 71 pièces nouvelles, numérotées de XXXVIII à CV.

Le poème manuscrit est signé de Verlaine et adressé à Bibi-la-Purée, pseudonyme d'André-Joseph Salis (1847-1903), personnage fantasque de la bohème montmartroise. Surnommé le roi de la Bohème, il inspira autant des peintres (Picasso, Steinlen, Villon) que des poètes (Verlaine, Jehan Rictus, Léo Farguier) ou des musiciens en apparaissant dans le répertoire de Brassens. Baptisé d'abord Larbi-la-Purée par Verlaine, puis rapidement réduit à Bibi, il inspira deux films éponymes : le film muet Bibi-la-Purée (Maurice Champreux, 1925), puis le film parlant de Léon Joannon (1935).

Il est également immortalisé dans les vers de Paul Fort, dans L'enterrement de Verlaine :
"N'importe ! Je suivrai toujours, l'âme enivrée
Ah ! Folle d'une espérance désespérée
Montesquiou-Fezensac et Bibi-la-Purée
Vos deux gardes du corps. - entre tous moi dernier.

Bibi fut l'un des ultimes compagnons de Verlaine, lui servant tour à tour de messager, de confident, de secrétaire de fortune... et parfois de provocateur intéressé. Il joua un rôle non négligeable dans les tumultes amoureux des dernières années de Verlaine, brouillant les pistes entre Eugénie Krantz et Philomène Esther Boudin.

Espion, entremetteur, fauteur de querelles - et grand tire-larcin de parapluies-, Bibi était "Généralement coiffé d'un chapeau haute forme [...], perdu dans d'invraisemblables redingotes, on le voyait trainer devant les cafés et les bars ses souliers éculés que recouvraient, suivant une mode à laquelle Bibi est resté fidèle, de sordides guêtres blanches" (Revue universelle, 1903).

Il incarne à lui seul une certaine bohème décadente, entre Montmartre et le Quartier Latin, et symbolise l'imaginaire verlainien de la transgression et de la marginalité revendiquée.

Dos restauré, page de titre partiellement collée à la page de faux-titre, entraînant une petite fente négligeable à celle-ci, déchirure de quelques centimètres à la page 187 n'affectant aucunement le texte.
De la bibliothèque de Max Boehn (1850-1921), son ex-libris ; officier supérieur allemand qui participa à la guerre franco-allemande 1870 ainsi qu'à la Première guerre mondiale.

Clouzot, 267 ; Vicaire, VII, 996 ; Carteret, II, 428.

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