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Librairie Alexis Noqué

N° de référence:0476

Georges Haussmann

Lettre autographe signée, Haussmann à Philippe Gille

Lettre autographe signée, Haussmann à Philippe Gille

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HAUSSMANN, Georges (1809-1891), L.A.S. "G. E. Haussmann", à Philippe Gille, Paris, 14 février [1882]. 

2 pages In-8 (200 x 126 mm).
Haussmann félicite Gille pour son festival et sollicite son appui afin qu'une jeune artiste soit favorablement mentionnée dans le compte-rendu du Figaro.

"Cher Monsieur Gille,
Le soir du Centenaire d'Auber, je vous ai cherché en vain, après la cantate, pour vous faire compliment du festivale, qui est une trouvaille : tout le monde vous l'a dit.
Aujourd'hui, je viens vous demander un petit service, à l'occasion du nouveau ballet.
On sait que j'ai des amis au Figaro, & je suis constamment prié d'obtenir que, dans le compte-rendu, il soit fait mention, avec quelques mots aimables, de la jeune chanteuse à qui M. [Lucien] Petipa, sous prétexte qu'elle est, de beaucoup, la meilleure élève de sa classe de mime, a distribué le [?] des pages de namouna.
Le moindre petit pas à danser eût bien mieux fait ton affaire !..
Il est ainsi que la page est, dans le ballet, une farce de Providence, qui déjà avec toutes les combinaisons des traitres, et qui prouvera le dévouement, en devancant quand un coup de poignard lentement administré à M. Pluque, le prosaïque coup de révolver destiné par [?] à l'héroïne. Mais c'est toujours un rôle ingrat que celui de la Providence !..
Il faut donc encourager celui ou celles qui tâcheront de la remplir de leur mieux.
Ne sachant à qui revient le compte-rendu dont Mademoiselle A. Biot se préoccupe, je vous demande de vouloir bien intervenir auprès de qui de droit, pour que ma jeune solliciteuse ne puisse pas me taxer de mauvais vouloir ou pis encore, d'impuissance.
Mille choses affectueuses
G. E. Haussmann"

Le nouveau ballet que mentionne Haussmann correspond à Namouna d'Edouard Lalo, créé à l'Opéra de Paris le 6 mars 1882, sur une chorégraphie de Lucien Petipa - ce qui permet de dater la lettre à l'année 1882. Le Centenaire d'Auber avait eu lieu quant à lui le 29 janvier 1882 - dont la cantate avait été écrite par Philippe Gille, nous permettant alors d'identifier le destinataire de la lettre.

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